Blessure - Chaos Sphérique - Blog de Ziel - etats d'ame et autres conneries

mardi 28 août 2007

Que va t’il se passer?

Je ne sais plus où j’en suis. Je cherche des réponses, mais je n’en trouve pas. Toujours ces stupides questions en tête! J’ai envie de pleurer, mais je ne peux pas. Alors, je m’enferme dans ma chambre, je mets ma musique, le volume à fond. Mais ça ne me calme pas, j’en peux plus! Je sais bien que je ne dois pas prendre ma lame, que j’aurais dû la jeter. Mais je n’ai pas pu et maintenant je la fixe, j’hésite…

Je sais bien que je ne dois pas la prendre, que je ne dois pas céder, mais c’est plus fort que moi. J’ai envie de sentir cette douleur, de voir le sang coulé, mon sang… Et de me libérer!

J’ai l’impression d’étouffer, je tremble… J’ai besoin de me couper, de me faire mal, il le faut! Mais je sais qu’après je vais m’en vouloir…

Je ne sais pas comment me calmer je n'arrive pas a me résonner! Tant que j'écrirai, je sais que je ne ferais rien. Mais après que va t’il se passer?

J’ai peur de me faire du mal, j’ai promis a Éric de ne plus recommencer, mais j'ai envie de me laisser aller, de me sentir bien même si se n'est que pour quelques minutes...

Peut être que si je savais pourquoi je suis dans cet état peut-être alors je pourrais arrêter, je pourrai recommencer a vivre normalement sans ce mal-être qui me ronge a l'intérieur et qui me pousse à utiliser cette lame que je déteste tellement!

jeudi 16 août 2007

La raison?

Je regarde mon bras et je me dis pourquoi?

Ça chauffe un peu, comme tous les jours et je me dis pourquoi?

Il n'y a pas vraiment de raison, juste cette envie de sensation de brûlure. Irritation? Infection?

Au début c'était l'angoisse, la peur, la douleur, le mal d'être. Mais là c'est quoi? Oui, peut-être l'angoisse...

Mais est-ce vraiment la raison? À chaque fois que je rentre dans la toilette, chaque fois. Je dois prendre ma lame. Puis, une fois en main : Pourquoi?

Parfois rien, je la repose. Souvent, je ne sais pas... Mais je ne le repose pas.

J’ai mal quand je bouge mon bras pour écrire. Ça fait un mal de chien... Je ne supporte même plus le contact de l'air dessus. Pourtant, c’est presque rien. J’ai peur…

C'est de plus en plus fort, de plus en plus "pas de place". J'ai froid... J'ai froid et je brûle...

dimanche 12 août 2007

Une petite fille

Je ne me suis pas coupée de la semaine. Cette semaine a été géniale. J'avais l'impression d'être redevenue une petite fille, comme avant. Avant que je ne grandisse, avant que je n'ouvre les yeux sur le monde. Avant que je découvre le sens des mots mensonges, manipulations, désespoir et j'en passe. Avant que je commence à me mutiler...

J'étais émerveillée de voir la beauté du paysage... Pourtant, des idées un peu sombres sont apparues en même temps que la brume a recouvert les montagnes et que les nuages de l'orage ont caché le soleil. Ce paysage était trop beau pour moi, trop grand pour moi...

vendredi 3 août 2007

Départ

Départ précipité. Mon cousin m’amène en voyage pour une semaine, histoire de me changer les idées avant la rentrée. Nous partons demain matin. Seule condition : aucune lame dans les bagages.

jeudi 2 août 2007

Ce n'est qu'un mot

Je crois que je suis en train de sombrer dans la folie. Chaque jour c’est de pire en pire. Parfois ça va, mais à chaque fois il y a quelqu’un ou quelque chose pour tout gâcher. Pour me rappeler ma souffrance, pour me rappeler que le monde, c’est de la merde!

Finalement les gens fous, ce sont eux les plus normaux. Ils voient. Ils voient le monde tel qu’il est. Finalement, c’est le monde qui rend fou, les gens, l'entourage les proches qui disent nous aimer, mais aimer c’est quoi? Qu’est-ce que ça veut dire? Ce n'est qu'un mot! Un mot comme tant d'autres, qui font tant souffrir…

mercredi 1 août 2007

Cérémonie de délivrance

La nuit va bientôt tomber et mon obsession ne me quittera pas tant que je n’aurai pas commis « l'acte ». Tout est en place pour la plus belle cérémonie de délivrance : musique, alcool et la lame... Le processus commence et la terre continue de tourner.

Le réveil. Où suis-je? Qu’est-ce que j’ai fait? Je ne me souviens de rien. Mais les traces sont là. Les bras et les jambes en sang. Un acharnement sans nom et le vide. Ce grand vide…

Péniblement, je me dirige vers la salle de bain. Je me regarde dans le miroir. Rien à changer. Je me dégoûte encore plus...

Je suis seule, j’ai la tête qui tourne. L’alcool, sûrement, ou la douleur de mes bras et mes jambes. J’ai bu. Peut-être pour faire passer plus vite ce moment douloureux. Je me suis lavé les mains, les avant-bras et les jambes. J’ai pris ma lame et je me suis coupée…

Éric était fier de moi aujourd’hui. Pas de nouvelles coupures. Demain, il sera bien déçu… Moi, je n’avais qu’une idée en tête. Rentrer cher moi et prendre ma lame…

Je regarde mes bras, le sang qui coule, les traces de sang partout et le pire c’est que je me surprends à trouver ça beau… Ça fait tellement de bien, tellement. Je ne vois pas pourquoi je devrais arrêter.

lundi 30 juillet 2007

Purge

Comment me sortir de cette spirale infernale de l'autodestruction? Malgré tous les somnifères ingurgités pas moyens de dormir. Je reste obsédée par cette lame, là à deux pas... Dans ma petite boîte…

Et tous ces vomissements qui m'arrachent les entrailles, mais je continue. C’est toujours le même rituel. Je bouffe et je me purge, je n'en peux plus...

Obsession

Ils m’ont enfin retiré les points. Tout est bien cicatrisé, tout beau. Le médecin m’a félicitée : je n’avais pas de nouvelles coupures. Il m’a assuré que les marques allaient finir par pâlir et disparaître, mais que ça pouvait prendre du temps pour certaines plus profonde et plus large. Il semblait content… Le con!

Il ne sait pas que ma lame attend patiemment mon retour dans ma petite boîte. Elle est encore là, j’ai vérifié tous les soirs et avant de partir encore. C’est devenu une obsession. Mais je dois encore attendre encore…

Demain, Éric voudra voir mon bras. Je ne veux pas qu’il soit déçu… Je ne veux plus ce genre de regard… Je devrais peut-être arrêter? Mais comment? Deux semaines et je craque complètement! J’en peux plus ! C’est trop dur!…Trop dur…

samedi 28 juillet 2007

Replonger

Aujourd'hui fut encore une mauvaise ajournée... Je ne sais pas ce qui m'arrive en ce moment, mais j'ai vraiment l'impression de ne jamais avoir été aussi mal... J'ai eu une amélioration de quelques jours, mais là j'ai l'impression de replonger encore plus profondément... Et en plus, je me vois plonger. Je n’arrive pas à m’empêcher coulée... C’est horrible... J'en ai marre, j'en peux plus... Je ne peux même pas prendre ma lame et me soulager...

mercredi 25 juillet 2007

Une semaine...

Une semaine entière que j'essaie de me convaincre que je vais mieux. Que j'essaie de m'occuper quand ça ne va pas. Que j'essaie de rigoler même si j’ai envi de pleurer…
J'en peux plus, je ne tiens plus! Je n’ai pas envie de me couper, juste de verser des larmes…

vendredi 20 juillet 2007

Insupportable!

C’est insupportable! Je n’ai qu’une chose en tête… J’ai envie de prendre ma lame en main et de couper… Je ne pourrais jamais tenir? Qu’est-ce que je peux faire? Je dois tenir, je n’ai pas le choix.

Éric était terrifié quand je lui ai montré les points de suture sur mes bras. Il ne sait pas pour le reste… Il ne pense même pas à me pauser la question. Ou alors, il n’ose pas? C’est mieux ainsi…
Katarina, je n’ose pas lui en parler. Je ne supporte pas de voir la tristesse dans ses yeux.

Pourquoi… Pourquoi est-ce que j’ai fait ça? Pourquoi est-ce qu’il m’a trouvée! Pourquoi il ne peut pas se mêler de ses affaires! J’en peux plus… Comment est-ce que je vais faire pour tenir si longtemps encore?

jeudi 19 juillet 2007

Réconfort

Je me suis pris une nouvelle lame. Je l'ai rangé dans une petite boîte sur mon bureau, là où personne ne pensera à aller la chercher. Moi je sais qu'elle est là et c'est vers elle que je vais chercher du réconfort quand je ne vais pas bien. Deux semaines à tenir…

Deux semaines à tenir...

La nuit dernière, je me suis réveillée en sueur. J’avais juste une envie en tête : arracher tous ces points de suture ! Mais c’est impossible… Trop voyant… Déjà, je ne sais pas comment Éric va réagir en les voyant tout propres, tout bien cousue, alors si je les arrache…

Nathan a promis de rien dire si je lui donnais toutes mes lames, tout ce qui coupe dans ma chambre. On a fait le tour ensemble.

Dans deux semaines, je dois retourner à l’hôpital pour me les faire retirer. Ils me laisseront plus ressortir si je les ai arrachés... Si j’en fais d’autre… Deux semaines ! Mais je ne vais jamais tenir !

mardi 17 juillet 2007

Ne plus rien entendre

Ce matin j'ai pris ma lame. J'ai coupé... Juste coupé. Encore et encore, partout. Sans penser. Je voulais voir mon sang coulé, beaucoup de sang. Est-ce que j'ai vraiment voulu mourir? Je n'en sais rien. J'ai coupé. Mes bras, mes cuisses, mon ventre.

Mon cousin est entré pour me demander si je voulais tester sa toute nouvelle création culinaire et il m'a trouvée.

Je me suis retrouvée à l'hôpital. Ça n'a rien changé. C'est toujours pareil, la souffrance est toujours là. Je suis complètement perdue... Je suis fatiguée... Je ne crois pas avoir vraiment voulu mourir, mais... Je n'en suis même pas sur... Je voulais juste ne plus ressentir, ne plus voir... Ne plus rien entendre...

Le psy de l’hôpital a fini par me laisser partir. À force de lui raconter toujours la même histoire toute préparée… Après tout, ce n’était rien de bien grave… Juste quelques points de suture… Un peu partout.

Dans la voiture, en rentrant, je n’ai pas ouvert la bouche. Quoique je ne dis jamais rien… Arriver à l’appartement Nathan m’a prise par le bras et m’a dit que pour cette fois il ne dirait rien à mes parents, mais qu’il était très inquiet et que ça ne pouvait plus continuer comme ça. Que si j’avais envie de parler, il était toujours là pour moi. Qu’il n’avait pas envie de me retrouver morte au bout de mon sang.

Je me suis dégagée et je suis rentrée dans ma chambre sans rien dire. Je ne pouvais pas parler, je ne voulais pas parler. Je voulais juste être seule… Seule et ne plus rien entendre…

lundi 16 juillet 2007

Rien...

Ce week-end, je n'étais pas chez moi, j’étais chez mes parents. J'ai passé la journée de samedi et de dimanche à imaginer ma lame descendant le long de mon bras et de ma jambe.

Je suis rentrée hier soir. La première chose que j'ai fait : attraper ma lame et ouvrir le dessous de mon poignet et le bas de ma jambe.

Ce matin il me manquait une marque... En voilà une de plus sur le haut de mon bras gauche. J'en ai vraiment assez de tout, de la vie, des autres et par-dessus tout, j'en ai marre de moi. Je me dégoûte, je me sens conne et stupide, je n'ai plus de goût, plus de passion....

J'ai l'impression, que je ne suis rien et comme je ne suis rien… Je pense que je ne devrais plus exister.

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