Après une longue grossesse remplis d'angoisses (non fondées), je commençais à désespérer d'avoir des contractions. Il faut savoir que ma mère n'en a jamais eu et que son col ne se dilate pas du tout. Je revenais de chaque rendez-vous avec mon médecin, en larmes. Toujours pas d'évolution pour mon col malgré l'huile d'onagre avaler et mis directement au col à partir de la 39 semaine.

À 41 semaine et demie, après avec fait vérifier le niveau de liquide qui restait et les signes vitaux de mon bébé, mon médecin à décidée de planifier une provocation pour dimanche le 24 aout, à 42 semaines. Je devais rappeler le samedi d'avant après 16h pour savoir l'heure à laquelle je devais rentrer pour avoir le Cervidil et donc préparer mon col pour me faire déclencher le lendemain matin. Cette annonce me rend triste, car j'avais tellement espérer avoir des contractions et un accouchement naturel.

En sortant de l'hôpital, j'appelle mon accompagnatrice à la naissance pour le lui annoncer et elle m'apprend une mauvais nouvelle : C'est la seule journée où elle ne peut vraiment pas venir! Je suis un peu déçue, mais bon... Elle va me mettre en contact avec elle autre accompagnatrice du même style qu'elle et en qui elle a totalement confiance et me demande si ça me convient. Moi, tant que j'ai quelqu'un pour nous aider (moi et mon conjoint), ça me va.

Je décide de prendre un rendez-vous d'urgence avec mon ostéopathe pour le vendredi avant. Très bonne décision, c'est probablement grâce à ça que mon col à enfin commencer à bouger. De plus, nous nous rendons compte que j'ai quelque chose qui me bloque encore. Je veux, à la fois, accoucher et garder mon bébé en moi. Un coup je me détend et le laisse descendre, le coup d'après, je le fais remonter (et non, il était toujours pas fixé!). Nouvelle donnée dur pour le moral, mais qui me fait réfléchir et va me permettre de lâcher un peu plus prise.

Le samedi, mon conjoint et moi avons décider de prendre cette journée relaxe, notre dernière journée en tant que couple avant l'arrivé de notre petit bébé. Comme l'hôpital où je vais accoucher est complètement dans l'ouest de Montréal et que nous habitons complètement dans l'est, nous avons réserver dans un restaurant à proximité.

C'est vers 2h du matin, samedi le 23 aout que je me réveil avec mes premières contractions. Environ 2 par périodes de 45 minutes. Je ne réveil pas mon conjoint, je préfère le laisser se reposer. Je dors un peu entre les contractions qui ne sont pas encore très douloureuses. C'est vers 7 heures que je lui annonce la bonne nouvelle. Nous prenons la journée tout doucement, le temps de finir les derniers préparatifs des valises pour l'hôpital et ranger l'appartement. Puis, nous allons diner à la boulangerie près de chez nous. Les contractions se rapprochent un peu. Le moment de partir pour le restaurant du soir approche et je suis aux 15 minutes. Nous décidons d'y aller tout de même, je dois rentrer à l'hôpital pour 21h. Vers la fin du repas, je suis aux 10, puis au 5 minutes.

Nous nous dirigeons enfin vers l'hôpital. Après m'avoir examiner, mon col était effacer à 70%, il est décider de ne pas mettre de Cervidil. Surtout qu'ils manquent de personnel ce soir là (et que ce sera une fin de semaine vraiment très occuper au final). On m'installe dans une chambre temporaire le temps que le travail avance (j'y passerais presque tout mon travail finalement). La remplaçante de mon accompagnatrice arrive alors que je suis dans le Bain tourbillon et que je me concentre sur mes contractions.

Durant cette nuit là, j'ai pris 4 Bains, j'ai essayée toutes les positions que j'ai pu imaginées et proposées (couchée, à 4 pattes, debout, assis, ballon d'exercice, marche, etc). C'est vers 2h du matin, encore une fois, que mon travail est passer à 5 minutes et rapidement à 3 minutes. À un moment, j'ai complètement perdu la notion du temps. C'était contractions accompagné de mes cris, larmes (je réclamais l'épidural, mais j'avais demander à mon conjoint et à accompagnatrice de ne pas céder à mes demandes).

Notre accompagnatrice remplaçante devais malheureusement nous quitter. Une de ses clientes était ouverte à 7. Elle nous a donc envoyer une autre accompagnatrice. À un moment j'ai demander à être examiner à nouveau (environ 6h après le dernier examen de mon col). Je voulais être encourager par les progrès du travail. Malheureusement, c'est tout le contraire qui c'est produit! J'étais encore à 1 et demi, aucun avancement en 6 douloureuses heures! Après ce moment, je n'ai plus du tout été capable de me détendre entre 2 contractions, d'autant plus qu'elles étaient suivit de douleurs dans le bas du dos et dans les jambes (sans doute parce qu'il poussait sur mon sacrum).

Après discutions entre moi, mon conjoint et mon accompagnatrice, il est déterminer que j'ai fais tout ce qu'il était humainement possible et supporter bien plus que j'étais capable de supporter. J'ai donc sérieusement demandée l'épidural. Décision qui m'a soulagée, mais fait culpabiliser tout de même.

Qui dit épidural, dit changer de chambre. Donc attendre qu'une chambre d'accouchement (et de séjour) soit libre. En attendant, on m'a installer un soluté. Une fois déménager dans la nouvelle chambre, je n'ai pas eu a attendre très longtemps. L'épidural à été installer ainsi qu'une sonde urinaire (chose à laquelle je m'étais pas attendu) parce que j'avais les jambes trop engourdis pour marcher. Le monitoring est aussi installé. Une chose que je retiens? Le soulagement! Fini la douleur, d'un seul coup. Je peu enfin me reposer après tout ce temps et une nuit blanche de plus.

Mon accompagnatrice à la naissance arrive enfin et prend la relève de la remplaçante de sa remplaçante. On discute un peu et j'en profite pour me reposer. Comme souvent, l'épidural à effet de ralentir le travail. Mon col est à 3 et demi et ne semble pas vouloir bouger. On m'installe le truc qui fait déclencher le travail. Pas très longtemps après, l'infirmière vient vérifier les signes vitaux de mon bébé et constate que son coeur à parfois tendance à baisser lorsque j'ai des contractions. Mon médecin est prévenue. Mes eaux sont crevés et il y a du méconium. Comme son coeur continue à montrer des signes de faiblesse, mon médecin nous parle de césarienne. Ce n'est pas encore urgent, alors elle nous laisse le choix. Choix vite fait, c'est la vie de notre bébé qui est en jeu et il serait stupide d'attendre et de l'affaiblir encore plus. Surtout qu'il reste trop de travail à faire pour le col.

On m'annonce qu'il va y avoir 2 femmes avant moi pour la césarienne, ça me laisse donc un peu de temps pour me préparer psychologiquement. Eh bien non! Finalement, on me passe avant! Et il faut faire vite pour ne pas perdre de temps! C'est la bousculade! Mon conjoint attrape l'appareil photo comme le suggère notre accompagnatrice et me rejoint. Moi, je suis conduit en vitesse au bloc opératoire. Je vous dis pas dans quel état d'angoisse je suis! J'ai peur de mourir et peur pour mon bébé surtout. À l'annonce de la césarienne, j'ai fais promettre à mon conjoint de choisir le bébé et de ne jamais lui en vouloir.

Arriver dans la salle d'opération, l'anesthésiste m'attache les bras. Chose que je m'attendais pas et, en plus, il le fait si vite et si brusquement que ça me fait mal. Une infirmière vient me parler et me dire qu'elle va être avec moi jusqu'à ce que mon conjoint arrive, il s'habille, et m'explique ce qui va se passer (et fait en sorte que les liens qui m'attachent me fassent moins mal). Mon conjoint arrive un peu avant que mon médecin commence. Je suis un peu soulager.

J'ai un tube dans le nez pour respirer. Je ne suis pas habituer à respirer par le nez, je suis pas préparer à ça et je me met à mal respirer par la bouche. Je m'étouffe donc et me met à tousser sans pouvoir m'arrêter. J'arrive à contrôler la toux le temps que le médecin coupe et sort le bébé, mais pas plus longtemps. Je tousse tellement que je ai mal au coeur sur le point de vomir et je commence à paniquer.

Tout ce que je me souviens, c'est d'avoir entendu mon bébé pleurer et d'avoir vu son petit bras mauve dans la couveuse à coté. Ils m'ont donnés un calmant qui m'a mis KO. Mon conjoint à fait des photos que j'ai pu voir par la suite!

Je me suis à moitié réveiller plus tard. Je n'étais pas très bien, je voulais à tout pris me réveiller (je me suis donner des claques dans le visage pour me réveiller, sans succès). Je voulais a tout prix voir mon bébé et lui donner le sein. A mon sens, trop de temps s'était déjà passer. Je n'avais pas eu le peau à peau que je souhaitais tant! J'ai fini par lâcher prise et me rendormir. C'est mon accompagnatrice qui à mis William au sien pour sa première tété qui à duré 45 minutes.

Ce n'est que le lendemain que j'ai pu, enfin, contempler et prendre ma petite merveille, mon petit ange.

William est donc né par césarienne non prévue, le 24 aout 2008 à 21h50, après environ 41 heures de travail, dont au moins 37 heures sans épidural. Un beau bébé de 7 lives 10 onces et de 19 pouces 1/2.