La nuit est pénible. Je me réveille souvent. À 5 heures du matin, je me décide enfin a aller voir l'infirmière de garde parce que ça fait 2 heures que je tourne en rond dans mon lit et que j'en peux plus. On me reproche de ne pas être venu avant. J'obtiens tout de même un Séroquel. Je me rendors pour quelques petites heures. Réveiller par ma coloc a 7 heures, je n'ai pas trop envi de me lever. Pourtant je me lève. Je m'habille pour les activités du matin en espérant que le soleil soit de la partie.

En attendant que le petit déjeuner soit servit, je discute Yoga avec Émilie. Elle a ramener un livre sur le sujet de sa sortie d'hier matin. Comme je m'y connais un peu pour en avoir fait, je lui explique certaines positions et enchainements de positions. Je vais ensuite chercher mon cabaret que Paule trouve plutôt vide (jus et thé). Durant la distribution de médicaments, mon infirmière m'annonce qu'il faut beau soleil et que je peux participer aux deux activités. C'est a dire une marche niveau intermédiaires et les exercices lents. J'attends impatiemment le départ.

Nous voilà donc partie. Il fait très beau ce matin. La marche est a une vitesse un peu plus rapide qu'une vitesse moyenne de marche. Je me donne a fond car j'adore marcher. De plus, petit démon est en moi aujourd'hui et me pousse a me surpasser. On doit malheureusement arrêter souvent car une dame a vraiment du mal a suivre la vitesse du groupe, donc Paul est obliger de marcher lentement derrière elle. Nous finissons par les laisser dans un parc et nous continuons notre marche sans autres d'éruptions. Il faut beau et chaud, c'est la meilleur période de l'automne et je me sens bien de pouvoir marcher ainsi. Voir les arbres aux belles couleurs et sentir l'automne! Nous finissons par retourner sur nos pas et rejoindre les retardataires. Je commence à être fatiguer et donc a moins regarder où je marche. Je trébuche un peu, mais je continue a soutenir le rythme. Je me dis que ça va peut-être finir par me donner faim pour le diner alors que je sais bien que ça ne sera pas le cas.

Nous arrivons finalement a l'hôpital. Il faut retourner au pavillon entre les 2 activités, j'en profite alors pour déposer mon pull inutile par cette chaleur et prendre une autre bouteille d'eau puisque j'ai donner la première a la dame qui ne marche pas vite. Elle avait oublier la sienne au tout début de la marche. Mon infirmière m'annonce que j'ai manquer mon psychiatre durant la marche, mais que c'est pas grave puisqu'il va revenir. Ça m'inquiète un peu car j'attends de savoir si je vais pouvoir avoir un congé pour le week-end. Je n'y pense pas trop sur le moment. Il faut repartir pour les exercices lents. Pas tout a fait les mêmes que hier matin, mais du même style. Je me donne a fond, la femme qui anime l'activité le remarque et me félicité de ma grande forme physique (pourtant c'est loin d'être le cas).

Retour dans le pavillon de l'hôpital. Je suis en sueur alors je vais me laver rapidement et je me change. En attendant le repas, j'en profite pour avancer un casse-tête abandonner. Je suis paniquer a l'idée de devoir manger... Sans parler que la "folle" commence a faire des siennes. Cette une femme un peu sénile qui ne vie que pour fumée, se plaindre, insulter les gens (surtout son psychiatre, ce vieux gorille... et les infirmières qui refuse de lui donner des médicaments). Elle nous pique une belle crise. L'infirmière lui dit d'aller se calmer dans sa chambre. La dame se met encore plus en colère et cri qu'elle n'est pas un enfant donc n'ira pas dans ça chambre. C'est l'enfer. Tout le monde commence a stresser. Un préposer est obliger de venir la ceinturer pour l'immobiliser le temps qu'un autre préposer arrive. Elle lui cri de la lâcher, qu'il lui fait mal au ventre au au bras. Les insultes, les traites de salaud. Ils finissent par la trainer dans sa chambre. On entend ses pleures et ses cris. Son infirmière va lui parler. Elle fini par se calmer. Nous ont était pourtant sur qu'elle aurait droit a la chambre d'isolement... On en était même venu a dire des horreurs sur son compte afin de réussir a se calmer un peu.

Le diner arrive. La "folle" est plus calme, mais elle marmonne tout de même. J'expédie mon repas et je retourne a mon casse-tête. Mais je suis trop angoisser. Avec le stresse qu'elle nous a causer a tous, avec l'incertitude de savoir si je vais voir mon psychiatre et si je vais avoir congé pour le week-end et surtout quand exactement... Je suis incapable de me concentrer. Je vais donc m'assoir sur une des chaises confortable le long du mur pour respirer un peu. Malheureusement, la "folle" vient a coté de moi et elle commence a engueuller son psychiatre qui vient d'entrer dans le poste des infirmières. D'un seul coup, toute mon angoisse se transforme en un calme froid et sombre. Elle m'a pousser a bout, donc qu'elle fasse donc connaissance avec mon coté sombre. Je lui dis "la ferme" sur un ton mordant. Elle me dit qu'elle se parle a elle-même et que moi je dois la fermer. Je me mets donc a la fixer avec mon regard de tuer (regard qui fait réellement peur a pas mal de gens, sauf ceux qui me connaissent bien). Elle fini par se rendre compte que je la fixe et elle a un gros recul et me demande qu'est-ce que je lui est fait et pourquoi je lui en veux. Je lui dis, sens arrêter de la fixer que j'en ai assez de l'entendre et qu'elle a déjà assez stresser tout le monde comme ça. Puis, je me lève et retourne a mon casse-tête. A partir de ce moment là, ont ne l'a plus entendu du reste de la journée. Émile me dit qu'elle adore mon regard qui tue et j'éclate de rire.

Je suis toujours angoisser par contre. Ça me rattrape. Je me demande si je vais voir mon psychiatre aujourd'hui ou pas. S'il a oublier mon congé, si je vais encore avoir droit a ce congé ou pas. Je n'ai pas envi de rester ici, pas avec cette "folle". Elle va finir par me pousser tellement a bout que je vais lui sauté dessus. j'essaie de me concentrer sur le casse-tête, mais c'est pas évidant. Mon psychiatre arrive enfin! Je saute de la chaise et le rejoint dans le bureau de consultation. Il me demande comme je vais et je lui explique mon angoisse face a l'incertitude de mon congé et au comportement de la "folle". Je lui raconte aussi mon malaise face a la nourriture, mon envi de me couper et l'envi de mourir qui est revenu, mais que j'ai repoussée. Il me dit que ce genre d'envie ne partira pas d'un seul coup, mais devrait s'atténuer avec le temps et les ressources qu'il me fourni. Il me confirme mon congé. Je peux partir dès que je suis prête et je dois revenir lundi soir (puisque c'est férié) avant 21 heures.

J'appel mon copain pour le prévenir. Je ne peux pas partir tout de suite car je dois attendre que mes médicaments pour le week-end soit préparer. J'en profite pour aller préparer mon sac et attendre que mon copain me rappel pour me dire qu'il est rendu au métro Longueuil. Comme je n'ai pas du tout d'argent sur moi, ni ma passe pour le bus, il me dit de prendre un taxi et qu'il va le payer arrivé au métro. Ce que je m'empresse de faire.

Je le rejoint enfin. Je suis un peu trop chambouler pour réfléchir et je me laisse trainer chez son meilleur amie et sa copine (qui ont été les témoins a notre mariage). Ils avaient prévu d'aller manger au restaurant avant de venir me voir. Nous allons donc dans un restaurant très particulier. Je ne peux même pas dire où il se situe. Il est entre 2 maisons, dans un cartier résidentiel. "Chez Hervé" ou un truc du genre est le nom indiquer sur cette sorte de cabane en bois qui est loin de ressembler a un restaurant. Je suis un peu inquiète, mais ils m'assure que c'est très bon. Une fois entré, il y a une petite file d'attente et je peux entrevoir la tête d'orignal accrocher sur le mur du fond et les tables en ranger style cabane a sucre où tu dois t'assoir a coté d'inconnus. L'endroit est bondé de gens et très bruyant. On fini par avoir une place. Le choix du repas est vraiment difficile. A voir les assiettes qui m'entoure, ce sont d'énormes portions. Énorme? Non bien plus encore. C'est un étrange restaurant grec et les prix sont vraiment aussi petit que les assiettes sur gigantesque.

Je me décide pour exactement la même chose que mon copain. C'est a dire brochettes souflaki au poulet. Ce qui nous fait 2 énormes brochettes de poulets servit sur une salade grec avec pleins d'olives (miam!) et une énorme tranche de fromage fêta (re-miam!). Pour compléter le tout, de grosse frittes viennent remplir l'assiette. C'est vraiment énorme! Je commence doucement a manger, c'est vraiment délicieux! Et ça ne coute que 9$! Dans ce restaurant, personne ne fini les assiettes, donc les serveuses apporte automatiquement un "doggy bag", c'est-a-dire un contenant pour rapporter le reste du repas à la maison.

Nous partons donc tous les 4 pour finir la soirée chez mon copain et moi. Soirée qui c'est terminer vers 1 heures du matin. Les hommes ont jouer et regarder des extraits de films alors que les femmes, nous avons trier les photos de mariage et décider lesquelles mettre sur le murs de mon salon.

Puis, j'ai pris mon Seroquel et j'ai enfin re-découverts combien mon matelas est confortable.