Jeudi 4 octobre 2007
Par Ziel, mercredi 17 octobre 2007 à 07:24 :: Journal d'hospitalisation :: #163 :: rss
En attendant le petit déjeuné, je lis un peu dans la salle commune. Mon infirmière vient discuter avec moi. Elle me demande la raison de mon hospitalisation, comment je me sens, etc. Elle est bien gentille. Elle m'informe que je peux participer à l'activité du jour qui ce trouve être les exercices lents. Je ne suis pas sur d'avoir envi, mais quand elle me dit que c'est dehors, dans le stationnement et qu'il y a un beau soleil, je n'hésite pas plus longtemps.
Le préposer annonce que le jeudi c'est le jour où tout le monde est peser. Je m'y rend avec une certaine crainte. Cela fait plusieurs jour que je suis là sans moyen de connaitre mon poids. A mon arriver la peser indiquait un pois de 158 lbs (72 kilos), j'ai manger plus que normalement depuis... Je suis vite rassurer par les chiffres : 156 lbs (71 kilos).
Les médicaments du matin sont distribuer durant le petit déjeuné. Je fini rapidement mon jus et mon thé et je vais me préparer pour la sortie. Je vais enfin pouvoir aller dehors! Direction le stationnement. Les exercices sont facile. Je suis contente d'être dehors. Le soleil, l'air, quelques arbres, un beau ciel bleu. Malheureusement, cela se termine trop vite et je dois rentrer a nouveau. Ce qui me déprime un peu.
Il y a vraiment beaucoup de monde dans la salle commune. Je ne sais pas ce qui se passe, mais le fait de ne pas pouvoir continuer à être dehors et me voir confier avec autant de gens commence à m'angoisser. Je réussi tout de même à me calmer avec ma musique et mon livre.
Le diner arrive, je mange un peu trop a mon goût. Poulet BBQ, pomme de terre en purée et petits pois vert (Je m'autorise à gouter le tapioca). Je suis loin d'avoir fini mon assiette, mais je me sens mal. C'est trop pour moi, j'ai envi de vomir. Je me dirige vers les toilettes, mais finalement, je ne trouve pas le "courage" de le faire. Je vais plutôt parler de mon malaise à l'infirmière en service, lui expliquant que je me suis engager a venir leur dire lorsque je me sens mal (en échange, j'ai eu droit à mes vêtements). Elle me dit de rester dans la salle commune le temps que ça passe. Je fini par me calmer en me concentrant sur ma respiration, exercices fournis par mon psychiatre.
J'ai le regard fixe devant moi. Je me répète aussi 2 phrases différentes. La première suggérer par mon meilleur ami "Je me souviens que je m'aime" et la 2e de mon cru "Je me souviens que j'existe". Histoire de me relier à la réalité. Émilie vient me parler, ce qui fini de me ramener à moi-même. On discute un peu. Je me sens mieux.Je commence à rédiger ce journal, faisant l'exercice de mémoire afin de me souvenir des derniers jours. Mon psychiatre vient me chercher pour discuter. Puis, je retourne écrire. Émilie se joint à moi et ont parle un peu. Puis, Ya-Lan vient parler un peu avec moi de l'écriture de mon journal. Une autre dame, Nicole, me parle aussi à propos de cette écriture et me dis artiste.
Je ne sais pas ce que je vais faire en attendant le souper. Ça me fait un peu peur de devoir manger. Je ne sais pas ce que je vais faire. Je reviendrais à ce journal plus tard.
Le souper à été particulièrement pénible. Boeuf en sauce dégoutante, carottes, pomme de terre purée, salade vinaigrette française. Je n'ai pas tout manger, j'en suis incapable. Mais j'ai manger. Trop pour/selon moi. Ça pèse lourd dans mon ventre. Je me sens mal, très mal. J'ai encore envi de vomir. J'en parle a l'infirmière du soir qui me conseil d'aller dans ma chambre le temps que les autres ai fini de manger. Je ne supporte plus la vu de la nourriture.
Sur mon lit, j'ai envi de pleurer. Je regarde un coin de ciel bleu par la fenêtre. Une seule et petite larme me coule sur la joue gauche. J'ai très envi de me punir. Durant la journée, j'avais pris la décision d'arrêter l'automutilation. Pourtant, là maintenant, j'en ai très envi. Je sais que je me répète, mais je me sens très mal. Je suis étendu sur mon lit, musique dans les oreilles, incapable de pleurer. Je me sens très seule. L'envie de mourir est revenue.
Pourquoi est-ce que j'ai manger? Je ne me supporte plus. Je devrais en parler avec l'infirmière, mais je ne l'aime pas, celle de soir. Elle me parait bête. Le psychiatre m'a parler d'une possible sortie pour le week-end. J'ai peur qu'on m'en prive si je vais parler de ça. J'ai besoin de cette sortie. Je ne veux pas rester plus longtemps ici. Écrire me fait du bien. C'est bientôt l'heure de dormir. Vivement mon Seroquel et une nuit sans songes.
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