Hier soir, j'ai voulu mourir dans mon sommeil. C'est arrivé suite à un week-end chargé en émotions. Grosse crise d'angoisse vendredi en prévision d'une sortie dans les Laurentides samedi. Sans oublier la grippe que j'ai très mal pris (être malade et faible m'a été insupportable et je m'en suis durement puni a coup de lame). Suivit d'une autre crise d'angoisse samedi soir. Je me sentais prisonnière, loin de chez moi et dans l'incapacité de pouvoir rentrer par mes propres moyens. Tous ces repas pris au restaurants... Trop d'incertitudes pour une seule journée (pourtant, je m'y suis tout de même amuser). Dimanche, toute la journée je me suis senti mal, malade et faible. Suite à une conversation choc avec Caramel a propos d'un forum où je suis modératrice, je décide d'aller dormir et de soignée ma grippe.

Je demande alors a mon copain d'aller acheter des bouteilles d'eau car il n'en reste plus et que je suis trop en mauvais état pour y aller moi-même. Il le prend mal. Il n'a pas envi d'y aller et me le fait sentir. Je me met a pleurer et il me demande ce que j'ai. Tout ce que j'arrive a dire c'est que j'en peux plus d'être malade. Il se fâche et me reproche le fait que moi ça fait 2 semaines que je suis en congé du travail alors que lui non (il a été obliger d'aller travailler avec sa grippe) et qu'il refuse de me réconforter. Puis il sort m'acheter de l'eau. Je me sens alors rejeter. Je me dis qu'il s'en fou de moi alors ça ne dérange pas si je ne me réveille pas.

J'ai donc avalée des Tylenol (paracetamol), des ibuprofen, des lorazepam et des serax entre 17 heures et 21 heures. Je désirais ne plus me réveiller. J'avais conscience de ne pas en avoir avalé suffisamment, mais les anxios m'ont endormis trop rapidement (heureusement). Je me suis donc dis que au pire, je serais quitte pour être bien malade le lendemain.

Je me suis réveiller, je ne sais pas à quel heure. Je n'étais ni morte, ni malade. Juste bien droguer. Je me déplaçais difficilement, tout tournait autour de moi. Je me suis assis devant mon ordinateur et je ne me souviens pas ce qui j'y ai vraiment fais. Ce qui est sur, c'est que j'ai écris sur le forum et je me souviens que Caramel m'a dit de boire de l'eau. Puis, 2 policiers sont entrer chez moi suivit de 2 ambulanciers. Ils m'ont poser des questions, comment je me sentais, combien de médicaments j'avais pris, etc. Puis, direction l'hôpital Charles-LeMoine coucher dans un ambulance. En route, j'ai prévenu mon copain. Qui à appeler la police? mystère (Plus tard, j'apprendrais que c'est Amande ^^).

Une chose qui est appréciable d'arriver en ambulance, c'est que l'on attend pas des heures au triage de l'urgence. Aussitôt arriver, aussitôt vu par l'infirmière qui nous dirige (moi en chaise roulante) vers la cabine 1 où je vais devoir attendre de voir un médecin. Je me retrouve seule dans la pièce dont la porte est verrouiller avec une clé spécial et un préposer nommé Dominic assis devant l'autre porte. J'ai envi de partir, j'angoisse. Je demande a Dominic ce qui va se passer si j'essaie de partir par la porte qu'il surveille. Il me dit qu'il va devoir m'en empêcher et que je vais me retrouver attachée sur une civière. Mon copain fini par arrivé, paniquer. Il me sert fort dans ces bras. Mes souvenirs sont un peu confus, je crois que je lui ai expliquer la situation. Je ne me souviens pas vraiment du médecin, mais je me souviens d'avoir tout raconter. Pour les mutilations et même pour les vomissements (ce que mon copain ne savait pas). Une infirmière me fait une prise de sang dans la main (puisque mes veines sont une fois de plus fuyante, peur des aiguilles), pour vérifier l'état de mon foie. Direction la salle d'observation C (ou prison C...). L'une des salles de l'urgence prévu pour les cas suicidaires.

J'y rencontre une jeune fille de 13 ans qui est a 2 doigts de se retrouver en foyer pour jeunes suite à son 5e passage à l'hôpital (en peu de temps) pour tentative de suicide. Une jeune fille de 17 ans est là suite à une crise de convulsions survenue à son école. Elle a beaucoup de mal a comprendre et a supporter d'être là, surtout qu'ils disent qu'elle a provoquer inconsciemment cette crise pour attirer l'attention. Finalement, je fais la connaissance d'une femme de 40 ans, qui est là pour surmenage et crise de convulsions durant une compétition de danse international. Ils la pensent folle, car elle affirme avoir vu sa mère morte depuis 2 ans lorsqu'elle a perdue conscience.

Nous sommes très surveillées. Interdiction de sortir de la salle, toilette sans serrure, pas le droit a nos effets personnels. De longues heures en perspectives. Nous discutons pas mal, chacun raconte son histoire. On s'amuse bien toute les 4. De l'autre coté de la salle, il y a une dame qui pleure dès qu'elle se réveille et un homme sous respirateur qui dors toute la journée. Dans la petite salle d'isolation, une vieille dame appel sa mère, son père ou les infirmières dès qu'une personne passe devant la porte. Je fini par voir le psychiatre de l'urgence. Je raconte toute l'historie prostré, en boule, sur ma chaise. Il fini par me diagnostiquer Troupe de la personnalité limite "borderline". Il à peur pour me vie, donc refuse de me laisser repartir chez moi. Je vais donc être hospitalisée dans l'aile psychiatrique. Je dois donc rester dans la "prison" C le temps qu'un lit s'y libère.

Je reçois la visite des mes parents que mon copain à prévenu (histoire de facilité ses déplacements). Je n'ai droit qu'à un seul visiteur à la fois. Mon copain m'avise qu'ils leur a parler afin qu'ils ne me pose pas de questions. Il leur a dit que le minimum à savoir. Je rassure d'abord ma mère, puis mon père. Mon copain reviens me faire un câlin, puis me laisse pour la nuit. Une longue nuit, malgré que j'ai le droit à un nouvel anxio (pas plus efficace que les 2 derniers).